Vendredi, Gabrielle Eychenne a remplacé un professeur pour un cours de Pilates tous niveaux aux Pyramides de Marly-le-Roi. Une intervention ponctuelle en apparence, mais qui s’inscrit dans une relation de cinq ans avec le club.
La séance résume assez bien sa manière d’enseigner : partir du corps réel des participants, travailler les appuis, la respiration, le placement et l’équilibre, puis observer ce qui se passe pour adapter les consignes au groupe comme à chacun.
Une collaboration de cinq ans avec Les Pyramides
Cette séance n’est pas une intervention isolée. Gabrielle Eychenne travaille avec Les Pyramides depuis cinq ans. Elle y a notamment assuré des cours réguliers de danse et fait partie des professeurs sur lesquels le club peut compter pour différents remplacements.
Selon les besoins, elle peut intervenir autour du Pilates, du stretching, de la danse ou de disciplines plus dynamiques. Elle participe également à des temps forts organisés sur place, comme des événements liés à Octobre Rose ou des séminaires et animations d’entreprise.
Cette continuité crée une vraie connaissance du lieu, de ses équipes et de ses publics. Elle permet aussi à Gabrielle d’arriver dans un cours de remplacement sans traiter le groupe comme un public anonyme.
Un cours de Pilates tous niveaux, à sa manière
Le groupe réunissait une douzaine de participants environ, avec des âges et des profils variés. Le cours se déroulait sur tapis, avec peu d’accessoires.
Gabrielle commence par ce qui lui paraît essentiel : les appuis, notamment ceux des pieds, le placement du corps, la respiration et la conscience de l’espace. Elle introduit aussi de petits exercices d’équilibre pour que chacun puisse sentir où il se place et comment il organise son mouvement.
Son parcours de danseuse et de chorégraphe est très présent dans cette façon d’enseigner. Le mouvement n’est pas seulement exécuté. Il est observé, ressenti et ajusté. La précision compte davantage que l’accumulation d’exercices.
Avant de chercher à faire plus, le travail consiste d’abord à mieux sentir ses appuis, son placement et son équilibre.
Des questions très concrètes derrière la pratique
À la fin du cours, les échanges ne portent pas uniquement sur les exercices réalisés. Plusieurs participants interrogent Gabrielle sur l’équilibre, le risque de chute et la manière de conserver davantage d’autonomie au quotidien.
Une question revient notamment : comment réussir à se relever lorsqu’on tombe ? Gabrielle leur parle alors des appuis, du travail des chevilles, de l’équilibre et de la nécessité d’entretenir régulièrement ces capacités.
Ces questions montrent ce que la pratique peut représenter pour certains participants : pas seulement une heure d’activité physique, mais un moyen de rester plus sûr de ses mouvements dans la vie quotidienne. Avec l’âge, travailler son équilibre, ses appuis et sa mobilité prend alors une dimension très concrète.
Quand l’expérience permet aussi de repérer une difficulté
Pendant la séance, Gabrielle remarque qu’un participant semble avoir davantage de difficulté à comprendre et à intégrer certaines consignes.
Elle revient plusieurs fois vers lui, reformule et l’accompagne plus précisément dans les mouvements.
Ce n’est qu’après le cours que son épouse lui explique qu’il présente une maladie d’Alzheimer à un stade précoce.
L’épisode est surtout révélateur du regard porté sur le groupe : la difficulté avait été repérée avant même d’être nommée.
Gabrielle a déjà accompagné des personnes confrontées à ce type de pathologie. Sa formation en activité physique et sportive sur prescription médicale (APSPM) lui apporte un cadre supplémentaire pour comprendre certains profils, adapter la pratique et donner des recommandations prudentes, sans se substituer au suivi médical.
Cette dimension ouvre un sujet plus large : lorsque l’activité physique devient une nécessité de santé, l’enjeu n’est pas seulement de dire qu’il faut bouger. Il faut encore trouver comment rendre le mouvement possible, adapté et suffisamment motivant pour qu’il trouve sa place dans la vie réelle.
« On va demander un cours régulier avec vous »
Les retours à la fin de la séance sont très positifs. Plusieurs participants disent à Gabrielle qu’ils aimeraient la retrouver régulièrement et qu’ils vont demander à la direction des Pyramides qu’un cours avec elle soit proposé.
Certains évoquent également la possibilité d’un accompagnement individuel. Gabrielle pose alors une limite professionnelle claire : les personnes présentes sont les clients des Pyramides. Lorsqu’elle intervient dans le club, elle respecte ce cadre et ne transforme pas la séance en démarchage direct.
Si un besoin de cours particulier apparaît dans ce contexte, il peut être organisé avec Les Pyramides. La satisfaction exprimée par les participants devient ainsi un signe de confiance, sans brouiller la relation avec le lieu qui accueille le cours.
